Dragons d'un bayou perdu

Dans la tombe des horreurs

Où on rencontre une pléthore de pièges mortels

Après avoir utilisé l’anneau magique pour ouvrir le passage secret, les cinq compagnons descendirent un escalier qui les menaient plus creux encore dans les entrailles du donjon. Avançant précautionneusement, Kelsea et Cabitayi détectèrent de nombreuse trappes remplies de pics empoisonnés. Se souvenant du message de Fistandatilus inscrit dans le plancher du hall d’entrée, plus particulièrement du passage selon lequel deux trous mèneraient à une chute fortuite, Kelsea alla au fond de chaque trou pour y inspecter les parois. Comme de fait, la troisième fosse comportait un petit tunnel dans lequel on pouvait ramper jusqu’à une autre pièce pourvue d’un escalier descendant vers une cuve dans laquelle se trouvait une lourde porte de pierre. Kelsea s’avança la première mais, avant même d’atteindre la porte, elle fut prise d’un élan de panique qui la poussa à s’enfuir en direction de l’entrée du complexe. Il fallut que Azzit utilise toute sa force pour retenir Kelsea et l’empêcher d’aller se jeter dans les pics empoisonnés du corridor précédent. Après une analyse minutieuse, Alexias arriva à la conclusion que la cuve devait être remplie d’un gaz magique invisible plus lourd que l’air causant un réflexe de panique chez ceux le respirant. Prenant une grande respiration, Alexias descendit l’escalier pour aller examiner la porte de plus près. Il put retenir son souffle assez longtemps pour retarder les effets du gaz, mais la porte était beaucoup trop bien scellée pour qu’il ne parvienne à la bouger. C’est finalement Azzit qui aller dans le nuage de gaz pour pousser la porte hors de son cadre, causant par le fait même la dissipation du gaz magique dans un escalier entièrement couvert de toiles d’araignées.

Brûlant aisément les toiles à l’aide d’une simple torche, Kelsea arriva rapidement au bas de l’escalier, qui menait dans ce qui semblait être une crypte. Au milieu de mobilier et de diverses décorations en sévère état de décomposition se trouvait une couche funéraire en or massif sur laquelle reposait un cadavre partiellement momifié par le temps et coiffé d’un couronne également dorée. Au pied de la dernière marche gisait une masse d’arme argentée émettant une aura magique, demandant à être ramassée. Au moment où le pied de la pirate toucha le sol de la crypte, le cadavre de dressa sur son fauteuil, hurla menaçamment: “Qui ose déranger le tombeau de Fistandantilus? Vous venez chercher la gloire et la richesse, mais vous n’y trouverez que la mort.” Les détritus jonchant le plancher rendirent les déplacements difficiles et la créature morte-vivante, qu’Alexias identifia comme une liche, réussit plusieurs fois à prendre chacun de ses adversaires à la fois dans un nuage de gaz nécrotique. Lorsque celui-ci se rechargeait, la liche générait avec grande facilité des arcs électriques qu’elle lançait à la tête de ses adversaires. Cabiyari pensa à ramasser la masse magique par terre, ce qui poussa immédiatement la liche à se réfugier dans le coin opposé de la pièce. Incapable de frapper la liche avec l’arme enchantée, Cabiyari la passa à Azzit, qui écrasa la tête de la liche dans un éclat d’énergie radiante. Au moment où le cadavre toucha le plancher, les murs de la crypte de mirent à trembler. Kealsea prit quelques instants pour fouiller la pièce, ramassant quelques parchemins et un coffret en jade, avant d’aller rejoindre ses alliés qui avaient remonté les escaliers dès les premiers soubresauts. Kelsea était sortie juste à temps car le plafond de la crypte s’effondra juste derrière elle, ensevelissant derrière elle le fauteuil en or massif.

Après ce difficile combat et la multitude d’épreuves qui l’avaient précédé, les quatre aventuriers firent demi-tours pour retourner se reposer. Cependant, plutôt que de faire demi-tour jusqu’à l’entrée en devant ré-affronter tous les corridors et leurs pièges, il fut décidé de camper dans la fausse chapelle, en prenant bien soin de ne pas toucher à l’autel de pierre bleue ni au portail empli de brume orangée. Pendant la nuit, Arkos entendit des bruits de grattement en provenance de l’entrée. Après vérification, il s’avéra que tous les pièges, portes, trappes et autres mécanismes avaient étés replacés dans leur position initiale. Quelqu’un ou quelque chose faisait donc la maintenance de l’endroit, peut-être quotidiennement, ce qui expliquait qu’on ait trouvé la tombe dans un état presque neuf.

Reprenant les recherches le lendemain matin, les aventuriers découvrirent un passage secret dans la pièce qui s’était à nouveau remplie de gaz toxique. Ce passage les mena jusqu’aux restes d’un laboratoire rempli de contenants divers, brisés pour la plupart, et au centre duquel étaient dressées trois grandes cuves. Deux d’entre elles semblaient contenir les morceaux d’un clé en or, mais à la moindre vibration, le contenant de la dernière cuve, qui se trouvait être une énorme vase acide, se réveilla et passa à l’attaque, causant de multiples brûlures avant d’être anéanties. Un autre passage mena tout droit à une fosse de dix mètres de long, au fond recouvert de pics empoisonnés. Azzit parvint à la contourner à l’aide de son matériel d’escalade, mais ceux moins bons pour grimper choisirent de marcher prudemment au fond du trou. Arrivés presque au bout, Cabiyari activa un piège, causant l’ascension rapide des pics au-dessus desquels il était en train de marcher, le blessant grièvement mais lui laissant tout de même le temps de se faire hisser hors du trou avant que le piège ne se recharge.

La pièce suivante était couverte de détritus et de morceaux de cuir et de tissu en état avancé de décomposition. Tout paraissait inutilisable sauf pour deux grandes tapisseries représentant un fond marin. Lorsque quelqu’un s’avança pour en toucher une, la magie qui la maintenant en stase s’interrompit et la tapisserie retourna à son état de vase menaçante. Cette glu verte fut cependant détruite beaucoup plus facilement que celles dans le laboratoire. Pendant le combat, la pièce fut saisie de tremblements qui envoyèrent valser plusieurs des combattants. Heureusement, personne ne titubât en direction de l’autre tapisserie. Après le combat, Kelsea remarqua quelques pièces de platine et pierres précieuses sur le plancher. Alors que tous ses compagnons s’engouffraient dans un petite tunnel au fond de la pièce, Kelsea persista malgré leurs invectives à fouiller le plancher jusqu’à y avoir trouver le moindre objet de valeur, se fiant à son grand talent d’acrobatie pour tenir debout à travers les tremblements.

Le reste du tunnel mena tout droit à un carrefour de corridors dont le centre se révéla être une autre trappe. Un coup d’oeil du familier d’Alexias révéla que les chemins nord et sud se terminaient par une porte alors que le chemin est semblait finir en cul-de-sac. Une fois ouverte, une volée de javelots composés de force se ruèrent de la porte sud sur les malheureux qui se tenaient devant. L’ouverture de la porte nord se trouva à être plus fortuite, révélant un passage secret, lequel cachait un autre passage beaucoup plus difficile à détecter. Ce passage avançait vers uen double porte pivotante juste au pied d’un escalier se terminant en cul-de-sac. Alors que tout le monde fouillait la pièce, une immense créature surgit de derrière les portes. Il s’agissait d’une machine en adamantine à l’effigie d’un mammouth laineux, posée sur deux gros rouleaux compresseurs. La machine infernale se rua vers les aventuriers pour les écraser sous ses roues. Alors que certains se mettaient à l’abri dans les escaliers, d’autres profitèrent de l’avancée de la bête pour se glisser dans le passage derrière les doubles portes. Au bout d’un corridor en spirale, ils atteignirent une chambre au sol teinté d’un rouge sang et couvert de poudre d’os. Se doutant qu’il s’agissait là des restes de malheureux s’étant retrouvés coincés au centre de la spirale entre le mur du fond et le mammouth de pierre. Prenant leurs jambes à leur cou, tout le monde courut vers l’entrée, qui se trouva bloquée par la machine qui revenait sur ses pas. Alexias et Kelsea, utilisant respectivement leurs connaissances des enchantements et des mécanismes, forcèrent le monstre à reculer suffisamment pour permettre à tous de se cacher dans le petit escalier. Une fois la machine arrêtée, une nouvelle recherche à travers la salle permit de trouver une trappe cachée dans le plancher juste là où se trouvait le passage dans un passage dans un passage.

Au bout de ce dernier tunnel se trouvait une lourde porte d’adamantine percée de trois fentes très étroites munies de trappes empêchant de voir la pièce de l’autre côté. Si une dague insérée dans la fente permettait d’ouvrir la trappe, sa lame bloquait en revanche la quasi-totalité de l’orifice. Après une longue discussion, il fut décidé d’essayer de percer la porte avec trois lames à la fois. Comme de fait, la porte s’ouvrit automatiquement, heureusement sans détruire les armes comme la porte de la veille l’avait fait avec l’anneau magique. La salle ainsi révélée était un gigantesque hall couvert de colonnes, tous enchantés d’une magie de lévitation. Dans les coins nord-ouest et nord-est se trouvaient les visages grimaçants de deux diables. Sur le mur nord étaient situés trois portes, et au sud se dressait un grand trône d’or et d’argent. De plus, dans le coin sud-est, on pouvait facilement deviner les restes récents d’un groupe d’aventuriers apparemment morts dans une explosion violente. Au point zéro de la conflagration, il y avait une pierre rouge, laissée intacte par les événements destructeurs. Une analyse par Alexias sembla indiquer qu’elle exhaussait les souhaits de celui qui la tien, mais par crainte qu’elle n’eut été maudites, on la laissa sur le plancher. La porte centrale du mur nord s’ouvrait sur une petite pièce aux murs couverts d’épées et de boucliers couverts d’armoiries inconnues. Une autre porte fermée se trouvait de l’autre côté, mais les armes aux murs émettaient tous une forte aura de magie. Se doutant qu’il s’agissait là d’un piège et non d’un trésor de seize armes magiques, on referma la porte pour faire demi-tour. Pendant tout se temps, la porte d’adamantine s’était refermée silencieusement. Sans serrure ou poignée du bord du hall des colonnes, il était impossible de revenir par le chemin emprunté précédemment. On se dirigea finalement vers le trône, auprès duquel la première tentative consista à appuyer la tête en argent du sceptre sur la base en argent du trône. Le siège se recula, révélant un passage dans le mur à l’arrière. Dans cette pièce, on trouva une porte en mithril au sommet d’un escalier dont chaque marche était faite d’une pierre semi précieuse différente, avec une grande clé posée sur une des marches.

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