Dragons d'un bayou perdu

La fin d'une étoile

Où on évite un désastre

Après avoir combattu la deuxième vague de créature aberrantes envoyées par Allabar, les compagnons de Robann commençaient â être à bon de souffle et à court de ressources. À la suggestion d’Azzit, il fut décidé de se cacher dans le champ d’astéroïdes où avait eu lieu le dernier combat et d’essayer de se reposer quelques heures pour être prêts à affronter Allabar.

Le repos fut cependant de bien courte durée. Malgré tous les efforts de Kelsea pour dissumuler le groupe, les aventuriers furent bientôt la cible d’une autre attaque. Seule la vigilance d’Arkos fit en sorte que les monstres ne réussissent pas à prendre le groupe par surprise.

Contrairement à ce qui avait été combattu plus tôt, les monstres en questions n’étaient pas des aberrations. Deux d’entre eux étaient plutôt des types de démons anciens et très puissants. Le troisième fut reconnu par Alexias comme Kazuul, un ancien acolyte du dieu Reorx, corrompu dans des circonstances nébuleuses pour devenir un avatar de la destruction. L’histoire raconte qu’il avait été scellé dans une prison inviolable, mais Allabar avait apparemment réussi à l’ouvrir et à faire de Kazuul son serviteur.

Le second combat entre les astéroïdes fut encore plus long et difficile que le premier, notamment à cause d’un des démons à la cuirasse de métal capable d’ignorer tout sauf les plus puissantes attaques. Coordonnant leurs attaques et se concentrant sur un ennemi à la fois, les compagnons en sortirent néanmoins vainqueurs.

Azzit relança l’idée d’un peu de repos, mais Cabiyari écarta bien vite cette idée en pointant la lune blanche Solinari. Sur sa surface avançait un petit point noir à peine perceptible. La tâche était trop petite pour être la lune noire Nuitari, qui ne devait entrer en conjonction avec Solinari que dans trois jours de toute façon, mais une partie du problème se corrigea d’elle-même quand le cercle noir commença à grossir. Le druide en déduit tout de suite que l’objet était en train d’approcher. Vu sa taille, il ne pouvait s’agir que d’Allabar.

Les compagnons se préparèrent donc au combat final en ingérant rapidement la moitié des potions magiques qu’ils avaient collectées au cours des derniers mois passés sur Krynn. Quelques minutes plus tard, Allabar était sur eux : une sphère rocheuse de quarante mètres de large, couvertes d’yeux et de tentacules de toutes tailles.

Fonçant le premier, Arkos percuta le planétoïde et le déstabilisa. Il fut vite suivi de ses compagnons qui, aidés par les encouragements d’Azzit, purent tous attaquer avant qu’Allabar n’ait eu la chance de blesser qui que ce soit. Répétant la stratégie qui avait si bien fonctionné dans le combat malencontreux contre le dragon Mohrlex, les aventuriers utilisèrent leurs techniques parmi les plus difficiles, mais qui permettaient de sonner Allabar ou de bloquer ses attaques près de la moitié du temps.

Dès qu’il le pouvait, Allabar faisait par contre déferler les attaques aberrantes. Par le coup d’un seul tentacule, il figeait un adversaire sur place dans l’espace. Pire encore, un assaut psychique fréquent lacérait le cerveau des ennemis tout en faisant pousser sur leur corps des tentacules qui s’en prenaient aux autres compagnons. Pour couronner le tout, ceux qui tentaient de se tenir à distance d’Allabar était inexorablement attirés vers lui par une gravité qui croissait à mesure que le combat durait. Douloureusement, les héros arrachaient les tentacules aussi rapidement qu’elles poussaient.

Profitant d’une pause de quelques secondes dans les attaques d’Allabar, les compagnons le bombardèrent de zones. Cabiyari conjura sa fidèle zone de vignes tandis qu’Azzit protégea trois de ses alliés derrière des murailles éthérées fit apparaître un nuage de lave autour d’Allabar. Quand le groupe arriva à cours de moyens de bloquer complètement l’aberration, Alexias prit pour une seconde fois la forme d’un immense dragon bleu, cette fois presqu’aussi grand qu’Allabar. Quelques instants plus tard, Kelsea planta sa dague violemment dans un des yeux de la créature. Les compagnons furent tous soufflés plusieurs dizaines de mètres derrière par une vague d’énergie psychique. Une fois relevés, ils virent à la place d’Allabar un astre mort, les yeux cireux et immobiles.

Immensément lourd, il fallut se mettre à cinq pour déplacer le corps de l’aberration. Dans un effort collection, ils lui donnèrent une impulsion vers l’avant. Allabar s’éloignait maintenant doucement de Krynn. Si tout se passait comme prévu, il devrait foncer dans le Soleil dans une question de quelques années.

Comments

Borris

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.